Willem Draps
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Willem Draps
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D'où vient-il ? - Ses valeurs - Après ses études - Sa commune, son cher souci…Son parcours politique - Sa Région ? Capitale!

D'OU VIENT-IL ?

Les hasards de la vie font que Willem DRAPS voit le jour à Boston (USA), le 3 mai 1952, lui dont la famille est originaire de Laeken. C’est néanmoins à Woluwe-Saint-Pierre qu’il vit depuis sa plus tendre enfance, commune dont il connaît les moindres recoins et qu’il considère comme son biotope naturel. D’ailleurs, si de coutume Willem est discret et réservé, dès qu’il est question de sa commune, l’homme s’emballe et se montre intarissable.

Une passion que l’entité lui rend bien puisqu’il y est élu conseiller communal depuis 1976 sans interruption !
Il n’avait que 24 ans.

Libéral en herbe. Son combat pour les idées libérales avait toutefois commencé bien plus tôt. A 15 ans déjà, Willem participa à la campagne d'Omer Van Haudenhove et du PLP aux élections de 1967.

Cette maturité politique va de pair avec un sens des réalités acquis au contact du monde du travail. Bien avant que cela ne soit « tendance », le jeune Willem, dès l’âge de 16 ans, exerce chaque année un job étudiant. Il travaillera, d'abord en usine, ensuite comme receveur de tram à la STIB. Entreprise à laquelle il reste particulièrement attaché, puisqu'après avoir siégé près de vingt ans à son conseil d'administration, il exerce actuellement la Présidence du Musée du Tram, avenue de Tervueren.

 

SES VALEURS,
Son combat d'étudiant

Entré à l'Université Libre de Bruxelles pour y effectuer ses études de Droit et de Criminologie, Willem se range immédiatement, et très naturellement, aux côtés des étudiants libéraux.

A l'aube des années '70, le monde universitaire, beaucoup plus politisé qu'actuellement, est dominé par des tendances marxistes de toute obédience.
Or, Willem Draps a foi en d'autres valeurs. « J’ai toujours pensé que l'homme ne pouvait pas se réaliser dans des sociétés planifiées. Des sociétés qui nient les aspirations légitimes de tout être humain à s'élever et à progresser vers une vie meilleure. » confie-t-il lorsqu’il repense à cette époque.

Ce modèle de société prôné par les « maîtres à penser » qui règnent alors sur  la vie estudiantine lui semble aux antipodes de ses propres convictions fondées sur le respect de l'individu, de la démocratie pluraliste, de l'émulation des uns et des autres par le travail.  Willem est d'autant plus déterminé à s'engager.

Choqué par l'existence du rideau de fer, le jeune libéral se demande  pourquoi les Européens ne peuvent pas circuler librement d'Est en Ouest ?  « Beaucoup de jeunes aujourd'hui ont oublié qu'à l'Est existaient alors de véritables états prisons » rappelle-t-il « qui niaient à leurs ressortissants un droit aussi fondamental que le droit à la liberté. »
Willem Draps décide alors de se battre pour ces valeurs universelles qui fondent aujourd’hui nos sociétés démocratiques.

Combat idéologique. A l'Université, il deviendra le chantre des idées démocratiques et libérales par opposition aux sociétés totalitaires et collectivistes. La chute du Mur de Berlin et l'effondrement du bloc de l’Est achèveront de lui démontrer a posteriori la justesse de ses convictions.

Après la Révolution des Œillets, Willem DRAPS et ses amis rassemblés au sein de l'European Democrats Students, participent au Portugal à la constitution d'un mouvement étudiant non marxiste. « Je reste persuadé d'avoir de cette manière œuvré afin que ce pays ne change pas simplement de dictature! ».

Ce combat d’idées et de société auraît dû en toute logique connaître son épilogue avec l’entrée de Willem dans la vie professionnelle. L’avenir sera tout autre.


APRES SES ETUDES ?
La passion d'entreprendre…

Fraîchement diplômé, Willem Draps entame une carrière d’avocat pénaliste qui comble son esprit d’entreprendre et son intérêt pour les comportements humains. Las, très vite la défense des intérêts particuliers, si légitime soit-elle, lui semble cependant mineure par rapport à la défense de l’intérêt du plus grand nombre.
 
Une vocation naissait. De là à une entrée en politique il n’y avait qu’un pas. Certes mal aisé à franchir pour un jeune homme dont, jusque là, la famille ne comptait aucun édile politique qui aurait pu le cornaquer.

Et pourtant, le hasard allait s'en mêler…

Premier scrutin, première victoire. Des élections communales ont lieu en octobre 1976. Willem DRAPS se présente sur la liste libérale de sa commune. Il y occupe une place non éligible. Et par ses voix de préférence, il est élu alors qu'à Bruxelles le Parti Libéral, totalement marginalisé et profondément divisé, est en pleine débâcle.

Sous les drapeaux en Allemagne. Après ses deux premières années de stage au Barreau, sous la conduite éclairée de Basile RISOPOULOS, et une première expérience de mandataire communal, il renonce pourtant à toutes ses fonctions pour effectuer son service militaire -alors 15 mois-, comme Officier de Réserve à la Force aérienne en Allemagne.

Une expérience enrichissante à de multiples égards (la mixité sociale, la vie dans un autre pays européen,  l’apprentissage du fonctionnement de nos institutions), dont il garde le meilleur souvenir... et qui exacerbe sa passion d’entreprendre, sa confiance dans la construction de l’Europe, son envie de gérer.

L'occasion lui en sera fournie aux élections de 1983 : il accède au poste d'Echevin des Travaux publics. En 1988, il double son score électoral et devient Premier Echevin en charge des Travaux, de l'Urbanisme et du Contentieux.

 

SA COMMUNE SON CHER SOUCI
Quel mandataire communal est-il ?

Willem se passionne pour l'aménagement du territoire en général et l'embellissement de l'espace public de sa commune en particulier. Il en connaît les moindres recoins. et est sur le point de conclure son 4è parcours pédestre des 110 km de voiries de Woluwe-Saint-Pierre. Chaque samedi matin depuis 10 ans, l’ex-échevin  aujourd’hui bourgmestre est sur le terrain, rencontre les gens, écoute ses administrés.

Attentif, précis, méticuleux. Comment aménager une artère ou un espace vert ? Comment améliorer l'éclairage public ? Comment réorganiser la circulation ? Quel mobilier urbain choisir ? Comment réconcilier la voiture et la ville ? Chacun peut lui faire part de ses idées, de ses souhaits.

Willem DRAPS écoute, fait des croquis, prend des notes. Et en homme minutieux, très attentif à gérer un dossier dans ses moindres détails, il concrétise !

Précurseur. Les premières " zones 30 " de la Région, les premiers contresens cyclistes, le tout premier site propre  engazonné et franchissable pour les trams (axe Orban-Madoux), c’est à son initiative qu’ils sont instaurés.

Environnementaliste avant l'heure. Willem DRAPS propulse aussi Woluwe-Saint-Pierre au top des communes soucieuses de la qualité de l'espace public et d'une mobilité douce. Et en fait la commune la plus propre de Bruxelles…


SON PARCOURS POLITIQUE

C’est avec la même opiniâtreté et une constante détermination qu’il abordera ses autres mandats électifs, lesquels le conduiront successivement à tous les échelons de l’état : la province, le parlement fédéral, le parlement régional bruxellois, les parlements de la Communauté française et du Conseil interparlementaire du Benelux.

Sans oublier le 18 octobre 2000, date à laquelle Willem Draps coiffe la casquette de Secrétaire d'Etat au Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, devenant ainsi le premier élu libéral de Woluwe-Saint-Pierre à assumer des responsabilités ministérielles. Poste qu’il occupera jusqu’en juillet 2004.

Depuis que le MR siège dans l’opposition à la Région, Willem Draps a repris ses fonctions à Woluwe-Saint-Pierre, tandis qu’au Parlement bruxellois, il préside la Commission de l’Infrastructure et reste toujours aussi impliqué dans les matières d’urbanisme et de fiscalité (réforme des droits de succession).


SA REGION ? CAPITALE !

Avant même ses débuts en politique, Willem Draps se sent très attaché à son pays, la Belgique.

Ce qui fait du tort à son pays, lui fait mal. "Comme Libéral et surtout comme Bruxellois, j'ai ressenti la fédéralisation de l'état belge comme un péril potentiel, pouvant conduire à la minorisation permanente de sa composante bruxelloise et francophone" confie-t-il.

Aujourd'hui, avec le recul, il se réjouit "que la régionalisation ait rapproché le pouvoir de décision du citoyen et permette, surtout dans une Ville-Région comme Bruxelles, de gérer de nombreux dossiers en étant bien plus en phase avec les préoccupations immédiates des Bruxellois".

Willem Draps continue cependant à déplorer pour Bruxelles les effets catastrophiques de la loi de financement de 1989, et le caractère trop complexe et trop opaque des institutions.

«Cependant, je suis intimement convaincu qu'en termes d'image, de services aux Bruxellois, de responsabilité dans la gestion publique, d'équilibre au sein de l'Etat belge et de prise en compte de l'intérêt général, la création, même imparfaite, de la Région de Bruxelles-Capitale, a été un événement majeur".

"Plus que jamais " déclare-t-il, " l'émergence de notre Ville-Région, au destin international de plus en plus affirmé, permet aux Bruxellois de prendre en main leur destin, et de se profiler comme acteurs de premier plan d'une construction européenne qui a fait de leur ville sa capitale ".